La vente des pesticides de synthèse aux particuliers est interdite depuis 2019, et leur détention également. Cette interdiction a accéléré des pratiques dont l'efficacité repose sur la prévention plutôt que sur le traitement.
Rotation des cultures, choix de variétés résistantes, espacement suffisant pour la circulation de l'air, arrosage au pied et non sur le feuillage, et paillage. Ces cinq mesures évitent la grande majorité des maladies cryptogamiques, qui se développent sur feuillage humide.
Coccinelles et syrphes consomment les pucerons, carabes et hérissons les limaces, chrysopes de nombreux ravageurs. Les accueillir suppose des refuges, haies, tas de bois, bandes fleuries, et l'absence de traitement, y compris naturel, les insecticides dits biologiques n'épargnant pas davantage les auxiliaires.
Les produits de biocontrôle, les substances de base et les préparations naturelles peu préoccupantes restent disponibles. Le purin d'ortie, longtemps dans un flou juridique, est aujourd'hui reconnu. Le savon noir, le bicarbonate et certaines huiles figurent parmi les substances de base autorisées.
C'est le problème le plus fréquent. Les barrières physiques, le ramassage nocturne, la suppression des abris humides près des semis et les granulés à base de phosphate ferrique, autorisés en agriculture biologique, constituent les réponses praticables. La bière attire davantage de limaces qu'elle n'en tue.